Nawras


أراه في حزنك..
يشبّ في نظراتك كالحريق..
أراه..
في رماد عينيك
في ابتسامتك التي بالرغم عنك
عنّي أخفيتها..
أيخبو في ظلّ أمس حبُّنا الجارفُ
لأجل غريق؟

أراه في حزنك..
وتقرأه في صمتي
وحروفي المتعبة
كدمع إذا مات منّي
في مقلتيك يفيق..
 
أراه وأغمض عينيّ حتّى أراك
وتُغمد جفنيك
في مقلتيّ
كأنّك في بحثك فيّ عليّ
تنازع أنفاسي والشهيق
 
أنا شُعلة سرقوها
لتفنى
فخاف التراب عليها
وغامر بمداراتها
في حضنه وأهداكها
حتى تعيد لقلبها المنتحر
بضع بريق

فهات يديك
وغمّس شفتيك في حبر خدّي
وخبّئني من ليلة باردة
احرمني من حزني
وأغمد كلّ سيوف الهوى
بجوفي
لعلّي من لعنة الحزن
وإيّاك أستفيق


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كروح القرنفل، تمازجنا، تناغمنا.. ثمّ كان للحمرة على شفتينا انتحار أخير، وصمت طويل.. فهل بعد انتحارنا هذا مُتنا؟
"أحبّك.." ماأوجعتني يوما بقدر ماتوجعني اللّحظة.. وسكتنا.. في عينيك لوم كثير.. لُمتك واعتذرنا.. أوكدنا.. كم دمعة منذ عرفتك، ذرفتُ؟ كم بسمة ذرفنا؟ يقولون الحبّ وجع وأنت كالموسيقى تُدفئني بقدر ماتؤلمني! فآلمني أكثر لأبكي وأبكي وأبكي.. لماذا البكاء؟ هي الدمعة المجرمة آلمتنا.. تلمّس قلبي وجسّ النبض فيه، ألازال ينبض بصدرك؟ ألازال يبكي على قصّة أتعبتنا؟ أنت كالشعر يفيض مفعما من عينيّ يسيل على صفحة جمعتنا.. أنت.. نحن.. أفاق المطر على همساتنا، بلّلنا.. حتّى صالحنا فتعانقنا.. وسال المطر.. همى على أكتافنا وانهمر.. قبّل عناقنا الأخير.. قبّلنا في جنون ثمّ انتحر..


 
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Exclue entre temps et espace,
comme une phrase
où les mots ont perdu
leurs points de grâce.
Éjectée d’un poème sans sens,
brutalement crachée sur un papier
au goût salé
écrite ou pleurée
ça n’a plus d’importance..
Que dit une phrase déchirée
entre un amour, une amitié,
un sourire et une souffrance ?
Vidée de tous ses picotements,
ses mélancolies,
tel un évadé s'échappant de son destin
sans prudence..
Une phrase du vide,
épousant ses lèvres, un silence humide..
nuance !
Les secondes pendues
sur le ventre du temps,
tel un bébé avorté
qui a failli naître à l’instant..
Une phrase confuse
tremblant sur le sol plié,
criant encore
ses quelques mots désenchantés,
criant très fort
sans pouvoir abimer le silence..
Une phrase emportée,
comme des feuilles mortes
par les forces du vent..
des syllabes déformées
saignant l’encre
de quelques lettres éparpillées :
un M évanoui,
un A en alternance..
et un dernier L
que seul le temps a pu déchirer
afin de le rendre muet
et atténuer son importance..
Souffle le vent
dans ses côtés,
sur les blessures
et la sueur des larmes sans destinée..
Une phrase, dans l’ombre
du langage humain
a perdu son intimité,
son appartenance..
figée dans un monde sans émotions,
dénudée
même du chagrin
de la souffrance..
Une phrase pourtant connue,
car chaque être a du un jour
la prononcer.. l’écrire, la cracher
sur les épaules de l’heure
pour témoigner de sa turbulence..
Une phrase sans ponctuation,
violée dans un passage
d’une page sans numéro..
meurtrie sur les lèvres du néant,
laissée à un lecteur ignorant
afin de rester, à jamais
esclave de son indifférence.. 

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عينان غجريتان، يدان تتلمسان الأفق، تعرّيان الشمس، شفتان تغرسان قبلة محمومة، تتنفسان الشوق في تلذذ.. تخترقان برودة الجسد المسجى على كتف الرتابة، تعبثان بدفتر مواعيده، بصمته، بدخان سيجارته التي ماعادت تستثيره، بجريدته الباردة، بفنجان قهوته التي أراق فيها ماتبقى من خواطره وهمومه.. عينان، يدان، شفتان.. كتلة من العبثيّة تدغدغه.. وتهمس في دواخله أنه لايزال على قيد الحياة..
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Il dépose sur ses lèvres
un baiser humide
après lui avoir fait l’amour
toute une nuit..
il glisse tranquille, quittant son lit,
pour aller au boulot
laissant ses yeux
se remplir par une ombre mystérieuse..
Il se passe des nuits,
des réunions d’affaire
Ne sait-il que mentir
entraine son cœur
dans cette tempête horrible
de doutes et de douleur ?
Peu importe ses gestes,
peu importe ses mots..
Il se croit roi.. il se croit Dieu..
Et elle son Excalibur, son honneur..
qui reste dans son lit
pour qu’il vienne la toucher
quand il termine de le faire
aux belles filles
qu’il séduit ..
Ses yeux.. dans le noir
fixent le vide tous les soirs.
Même quand il lui fait l’amour,
elle gémit de plaisir
et meurt de douleur
car dans chaque caresse,
une femme le trahit..
Dans ses baisers
éparpillés sur son corps,
elle frissonne de bonheur
et jouit pour toutes celles
qu’il a déjà touchées..
Son regard sensuel
mord ses cils..
et ses yeux en caramel
de la terrible vérité
fuient..
Nargue-t-il
ses détails, si bien dessinés,
par sa langue cruelle
qui se déplace en douceur ?
Lui qui ne sait qu’aimer,
baiser,
au pluriel..
Sa délicatesse est tuée, sur son drap
saignant tout son charme
devant sa maladresse..
Souffrir en silence,
tel est son destin.
Elle ferme les yeux,
et laisse son corps nu
glisser dans son bain..
Elle ressent ses caresses,
une douleur terrible,
l’odeur de la trahison
colore ses yeux,
étouffe ses reins.
Un mélange de mélancolie
et de tristesse
la surprend..
Il l’appelle Princesse..
l’amour de sa vie..
Ses mots ruissellent
sur son corps
comme des gouttelettes
de pluie..
Elle frissonne,
prend une lame,
une petite douleur
nargue son silence,
une goute de rougeur
colore en douceur
l’eau transparente..
Ivre de chagrin,
elle se laisse porter
par le goût de sa langue
sur les bouts de ses seins.
Le sang s'écoule dans son ivresse,
fuyant calmement ses veines..
Elle ferme les yeux
pour oublier sa peine.
Princesse..
Elle dort encore..
Princesse..
Elle n’est plus tienne..
Princesse..
Elle a choisi la mort..

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